Au nom du parti socialiste, je m’élève contre les violences, les débordements et les désordres dont s’est rendu coupable ce 5 juin le Front National à Andé. Alors que 80 militants de Gauche, socialistes, verts, NPA, à l’appel du Président du MJS Thomas Toutain, avec l’accord de la Gendarmerie -présente-, protestaient calmement, distribuant un tract dénonçant le programme du FN devant un meeting de ce parti d’extrême droite, les permanents frontistes ont volontairement déclenché une échauffourée. La petite centaine de militants d’extrême droite difficilement rameutée dans les cinq circonscriptions de l’Eure a, en effet, été rapidement dépassée par un service d’ordre venu de Paris. Composé d’une dizaine de brutes, ce petit groupe d’agitateurs décidés à faire le coup de poing, adeptes de la matraque et du gaz lacrymogène, s’est rapidement affolé au moment où le cortège de limousines aux vitres fumés qui escortaient la berline de Jean-Marie Le Pen a été annoncé vers 20h30. Devant la presse, ils n’ont pas hésité à frapper militants et élus, notamment Christian Renoncourt de la section PS de Louviers et Richard Jacquet maire de Pont de l’Arche, qui m’entouraient à l’entrée du chapiteau de cirque où devait se produire le père de Marine Le Pen. Dans ce comportement hélas fréquent, chacun aura reconnu la vraie nature du Front National : extrémiste, intolérante, brutale. Il est clair que tous les Républicains ne peuvent que la condamner.
Marc-Antoine JAMET
Premier secrétaire fédéral de l’Eure du parti socialiste
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