Archives de la catégorie ‘Elections’

JEAN LOUIS DESTANS REJOINT FRANCOIS LONCLE AU PALAIS BOURBON

Publié le 18 juin 2012 — par la Fédération de l'Eure du Parti Socialiste
Catégories Elections
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Il y a plusieurs leçons à retenir de ce qui devrait être le dernier tour de scrutin d’une année 2012 particulièrement riche en dimanches électoraux (ce qui peut expliquer une partie de l’abstention « anormale » dont continue de souffrir notre département).

La première est simple et normale: la volonté de changement, réelle dans notre pays, s’appliquera à l’Eure. La majorité parlementaire a rejoint la majorité présidentielle. Le Président de la République et son gouvernement, mené par Jean-Marc Ayrault, disposent, autour du Parti socialiste, d’une majorité absolue au Palais Bourbon. Elle leur permettra de travailler efficacement et rapidement puisque la Gauche est également majoritaire au Palais du Luxembourg (avec là encore une anomalie euroise – à corriger – puisque l’UMP « possède » trois sénateurs sur trois dans un département qui aux régionales, aux cantonales, dans la plupart des scrutins municipaux, fait pourtant confiance à la Gauche). C’est un travail de cinq années qui s’ouvre pour appliquer les 60 propositions de François Hollande. Il faut remercier les électeurs de leur confiance et du message évident qu’ils ont adressé dans les urnes. Il faut aussi saluer les militants socialistes qui, dans l’Eure, ont contribué activement à un résultat bien meilleur que ceux que le Parti Socialiste avait, dans un passé récent, connus lors de semblables échéances. C’est un effet du désistement républicain que « verts » et Front de Gauche ont, partout, mis en œuvre. Je veux les en remercier.

La seconde est encore plus claire. Le nombre des députés de Gauche eurois, ce soir, a doublé. L’intensité de la campagne des socialistes a payé dans notre département. De meetings réussis en réunions multipliées, la Gauche gagne un siège avec la victoire formidable et méritée de Jean Louis Destans dans la deuxième circonscription de l’Eure. Son succès s’est construit sur un pilier : son bilan à la Présidence du Conseil général depuis 2001. A ce poste, il a permis au territoire de retrouver fierté, projets et identité. Le nouveau parlementaire s’est construit sur un parcours fait de ténacité et de courage. Rien ne lui a été donné. Tout ce qu’il a gagné, il l’a gagné sur la droite. Minoritaire à Pont-Audemer avant de l’emporter avec panache, minoritaire au Conseil général avant de l’emporter avec force, en échec aux législatives avant de l’emporter avec éclat, peu auraient eu ce souffle et cette pugnacité. Jean Louis Destans l’a emporté, sur une droite sans idée, sans pudeur, sans valeur, mais pas par défaut, loin s’en faut. Au contraire ce sont ses qualités personnelles, diplomatie, lucidité, intelligence qui l’ont conduit au palais Bourbon. Elles feront de lui un député d’exception. Il l’a également emporté grâce à la confiance et la mobilisation de son parti, situation strictement inverse de celle que subissait son rival abandonné par les siens. Jean-Pierre Nicolas, à 70 ans passés, n’était pas en mesure d’offrir un projet nouveau à une circonscription en train de s’endormir. Il gérait son mandat en cantonnier. Jean Louis Destans le conduira en visionnaire. Ce soir, François Loncle, brillamment réélu dans la quatrième circonscription, ne sera donc plus « seul » sur les bancs de l’Assemblée nationale. Il s’en réjouit et nous nous en félicitons. Notre département sera deux fois plus fort, deux fois plus entendu.

Troisième certitude, nos candidats dans la première et la troisième circonscriptions ont rempli plus que leurs objectifs. Un bon report de voix des électeurs du Front national place Bruno Le Maire, malgré ses déclarations/dénégations, devant Michel Champredon. Mais les excellents résultats de ce dernier sur Evreux, où il est en tête dans les deux tiers des bureaux de vote, témoignent de la réussite à l’Hôtel de Ville de cet élu solide et solidaire, de ce travailleur infatigable au service des Ebroïciens et des Eurois. Michel Champredon est conforté dans son fief. Il a démontré son enracinement. Bruno Le Maire voulait défier Michel Champredon sur sa ville et avait promis qu’il la lui prendrait s’il osait se présenter aux législatives contre lui. Pari raté. Il s’y est frotté. Il s’y est piqué. Si Hervé Morin, dans la troisième circonscription, est réélu, le couperet est passé bien près. Mélanie Mammeri réalise, pour une première campagne, un score exceptionnel qui a fait trembler son adversaire sans doute plus sûr de lui à Omaha Beach. La candidate socialiste aura manqué de quelques jours tout au plus pour achever de convaincre les électeurs du manque de travail et du dilettantisme d’Hervé Morin, parfaitement inutile lorsqu’il s’agit d’empêcher qu’une usine ou qu’une école ferme. Il doit, lui aussi, sa victoire au Front national qu’il n’a absolument pas combattu, mais au contraire discrètement sollicité. Le bilan de l’UMP dans l’Eure n’est donc pas reluisant. Cette formation conservatrice aura perdu en dix ans le conseil général, les conseils municipaux des grandes villes, sa majorité de liste aux régionales et connu un score historiquement bas à l’élection présidentielle. Ce dimanche, elle perd un siège de parlementaire.

Enfin, dernière constatation, dans la cinquième circonscription de l’Eure où il faut avouer que les socialistes ont bêtement raté un rendez-vous et une victoire, un autre combat commence : celui de l’opposition déterminée à la droite extrême représentée par M. Gilard dont les idées sont identiques à celles du Front national. La fédération de l’Eure du Parti socialiste entend favoriser dans chacune des confrontations à venir l’union de la Gauche et mobiliser ses militants au service de ses valeurs, sans considération des intérêts personnels de tel ou de tel. C’est un combat qui se déroulera lors des prochaines municipales, au cours des scrutins cantonaux et régionaux qui s’annoncent. Il faudra appliquer les recettes qui nous ont fait gagner plutôt que les travers qui nous ont fait perdre. Avec les militants de plus en plus nombreux qui s’inscrivent dans cette dynamique, c’est le sens de mon travail dans les mois qui viennent.

Marc-Antoine JAMET
Premier secrétaire fédéral de l’Eure du parti socialiste

GRAND MEETING DÉPARTEMENTAL avec Jean-Christophe CAMBADELIS

Publié le 12 juin 2012 — par la Fédération de l'Eure du Parti Socialiste
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LE 17 JUIN, FRANCOIS LONCLE NE SERA PLUS « SEUL » AU PALAIS BOURBON.

Publié le 11 juin 2012 — par la Fédération de l'Eure du Parti Socialiste
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Marqué par le succès de la Gauche, malgré une encore trop forte abstention au premier tour, le second tour des élections législatives doit être celui du triple rassemblement pour aboutir à une victoire historique des candidats socialistes, verts et radicaux. Dimanche prochain, la Gauche dans l’Eure peut envoyer quatre députés à l’Assemblée Nationale. 

Derrière François Loncle qui réalise les plus beaux résultats qui lui ait été donné d’obtenir dans la quatrième circonscription, combinaison d’une vraie stature parlementaire et de son exceptionnelle popularité locale, la campagne de terrain, le travail au conseil général et la personnalité de Jean-Louis Destans le place en tête devant le sortant. Après avoir redonné une identité et une colonne vertébrale au département, il sera demain un député du changement et peut prétendre légitimement, pleinement, à une élection dont les Eurois seront les premiers gagnants. Dans la troisième circonscription, l’implication, la modernité, la capacité d’écoute d’une femme, Mélanie Mammeri, n’ont pas échappé aux électeurs qui ont parfaitement compris que, sur ce territoire endormi et anesthésié par son actuel député, ancien ministre d’un gouvernement battu le 6 mai, elle constitue une chance et un avenir pour les cinq années qui viennent. Michel Champredon accomplit également un parcours remarquable qui, autour d’un score fort à Evreux, préserve toutes ses chances dans sept jours face à un ancien ministre impliqué dans le bilan désastreux du précédent président et hiérarque engagé dans les divisions de son propre parti, deux modèles destructeurs dont la Haute Normandie n’a pas besoin.

Pour que ce quadruple objectif se concrétise, le rassemblement des électeurs dans les bureaux de vote dimanche prochain est le premier objectif à atteindre. Si, dans l’Eure, la participation moyenne semble supérieure à ce qu’elle était en 2007 et proche de la moyenne nationale, elle reste inférieure à celle observée lors de l’élection présidentielle. Donner à nos quatre « acteurs du changement » le même élan que celui offert au « président du changement » est un des enjeux majeurs de ce scrutin. On ne peut voter le 6 mai et ignorer le 17 juin. On ne peut donner la victoire à François Hollande et ne pas lui accorder une majorité parlementaire large et solide, cohérente et solidaire pour mettre en oeuvre son programme, celui que les Français ont choisi, à l’Assemblée nationale. Les Eurois l’ont compris. Il faut qu’ils le disent clairement. Cet objectif est en passe d’être atteint. Il doit l’être de façon massive et incontestable. C’est pourquoi le Parti Socialiste appelle les électeurs de l’Eure à la mobilisation derrière ses candidats dimanche prochain.

Le rassemblement de toute la Gauche pour permettre à l’Eure d’avancer dans les quatre circonscriptions où ses candidats sont en bonne, voire en très bonne position, est aussi une nécessité absolue. Cela passe par l’union de tous ceux, Front de Gauche et Verts notamment, qui gèrent avec nous de nombreuses collectivités et souhaitent le progrès, une vraie justice sociale, une égalité réelle entre les citoyens de notre pays. Dès ce soir des contacts seront pris avec ces formations et un Bureau fédéral du Parti socialiste entérinera officiellement les alliances demain après-midi qui s’organiseront, c’est impératif, autour du principe du désistement républicain.

Le rassemblement de tous les Républicains, enfin, doit se faire face à l’extrême droite et son ombre portée, la droite extrême. Certes, le Front National recule dans l’Eure et c’est heureux, mais il reste un département où les accointances et la tolérance de la droite locale à l’égard des de séides de Marine Le Pen sont les plus grandes. La droite républicaine n’a pas fait son travail, une fois encore, et ses représentants locaux qui sont aussi des leaders nationaux sont demeurés, insensibles, invisibles, indifférents face aux vociférations et aux dangers que représentent les partisans de l’exclusion et de l’intolérance. Ils lui ont laissé le champ libre. Dans la cinquième circonscription, nous payons le prix de la sombre bêtise qui a conduit certains à préférer l’aventure individuelle au jeu collectif. Jérôme Bourlet de la Vallée, candidat officiel, ne rate pas seulement pour quelques voix la présence au second tour, il manque une victoire qui lui paraissait mathématiquement acquise. La division et la dissidence ont construit la défaite. C’est pourquoi notre consigne est double et que j’appelle à la fois à voter pour les candidats de la Gauche là où elle sera présente au second tour, c’est à dire dans quatre circonscriptions sur cinq, où elle est en situation de l’emporter, et à battre le Front national à Vernon, à Gisors et aux Andelys.

La réalité du changement se jouera en effet au deuxième tour. Sur notre territoire, c’est une question de cohérence. Pour les électeurs eurois, elle est double. D’abord une cohérence locale qui doit les conduire à accorder la même confiance aux candidats socialistes, verts et radicaux aux législatives que celle qu’ils accordent à la majorité départementale de Gauche depuis 2001, à la majorité régionale de Gauche depuis 2004, à leurs élus municipaux dans les grandes villes de notre département, à Evreux, à Conches, à Pont-Audemer, à Val-de-Reuil, aux Andelys, à Vernon, à Gaillon, mais aussi là où François Hollande est arrivé en tête dans des municipalités de droite comme à Bernay. Une cohérence nationale ensuite, cohérence avec le vote exprimé par les Français le 6 mai, cohérence avec leur large satisfaction du travail mené par le Gouvernement de Jean-Marc Ayrault depuis un mois (parité intégrale au Gouvernement, augmentation de l’allocation de rentrée scolaire à hauteur de 25%, rétablissement du droit à la retraite à 60 ans, coup de pouce qui sera donné au SMIC, encadrement du prix des loyers, retrait de nos troupes d’Afghanistan…).

A la question « le changement : stop ou encore ? », les Eurois, s’ils ne veulent pas être laissés sur le bord du chemin,  doivent répondre dimanche prochain en plébiscitant les candidats du Changement, Loncle et Destans, Mammeri et Champredon. 

Marc-Antoine JAMET
Premier secrétaire fédéral de l’Eure du parti socialiste